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"…le maïs — l’iguane — le manioc — les mélanges de faits et de fictions — les descriptions — l’invention de l’or — l’enlèvement des femmes et des enfants — l’esclavage — les appétits sexuels — le jeton de cuivre au cou — les mains tranchées — saignées à blanc — les mines — le sang — l’eau — la sueur — les héros — les victimes — les marées — les arrivées — la cruauté — les « poitrines marquées au fer rouge des sceaux des différentes compagnies hollandaises anglaises ou françaises » — l’enchaînement au pont par le cou et les jambes…" Considération d’Oriane (feutre vert émeraude) : la tentation de l’os, gratter la phrase jusqu’à l’os, ne rien laisser de superflu. J’ai parfois aussi cette tentation — en témoignent partiellement mes carnets — celle d’une grande partie de la poésie contemporaine. Pourtant elle me laisse aussi en partie sur ma faim… Je ne saurais trop dire pourquoi… Peut-être parce que juxtaposer ainsi c’est refuser de prendre parti : un regard neutre, une caméra qui se promène sur les massacres mais ne juge pas. Un peu le rôle des écrans dans La disparition du Général Proust…
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